Comment commencer son arbre généalogique ?

Comprendre les bases avant de se lancer dans les recherches

Avant de commencer des recherches généalogiques, il est utile de comprendre quelques notions essentielles.
Que signifie exactement faire de la généalogie ? Quels types d’arbres peut-on construire ? Pourquoi le nombre d’ancêtres double-t-il à chaque génération ? Et à quoi servent les fameux numéros « Sosa » utilisés par les généalogistes ?

Voici quelques repères simples pour bien débuter.

Qu’est-ce que la généalogie ?

La généalogie est l’étude des liens de parenté entre les personnes d’une même famille.

Le mot vient du grec :

  • genea : la naissance, la famille ;
  • logos : l’étude, le discours.

Faire de la généalogie consiste donc à rechercher :

  • qui étaient nos ancêtres, où ils vivaient, quels métiers ils exerçaient, comment les familles se sont constituées au fil des générations.

Mais la généalogie ne se limite pas à une succession de noms et de dates.

À travers les actes anciens, les registres paroissiaux ou les archives maritimes, on découvre aussi :

  • des histoires familiales, des migrations, des métiers disparus, des événements historiques et parfois des destins étonnants.

La généalogie permet ainsi de mieux comprendre ses origines et le mode de vie de ceux qui nous ont précédés.

Deux grandes façons de faire de la généalogie

La généalogie ascendante

C’est la forme la plus pratiquée.

Elle consiste à remonter le temps à partir d’une personne pour retrouver ses ancêtres :

  • parents ;
  • grands-parents ;
  • arrière-grands-parents ;
  • etc.

C’est généralement par cette méthode que l’on commence un arbre généalogique.

Exemple :

  • Vous ;
  • vos 2 parents ;
  • vos 4 grands-parents ;
  • vos 8 arrière-grands-parents ;
  • vos 16 arrière-arrière-grands-parents…

Le nombre d’ancêtres double à chaque génération.

La généalogie descendante

La généalogie descendante fonctionne dans l’autre sens.

On part d’un ancêtre ancien pour retrouver tous ses descendants :

  • enfants ;
  • petits-enfants ;
  • arrière-petits-enfants ;
  • etc.

Cette méthode est particulièrement intéressante pour :

  • étudier un patronyme ;
  • retrouver des cousins éloignés ;
  • ou suivre l’évolution d’une famille dans une région.

C’est ainsi que j’ai été amené à reconstituer les nombreuses branches des familles AGNERAY du littoral du Calaisis.

Pourquoi le nombre d’ancêtres augmente-t-il si vite ?

Chaque personne possède :

  • 2 parents ;
  • 4 grands-parents ;
  • 8 arrière-grands-parents ;
  • 16 arrière-arrière-grands-parents.

Le nombre double à chaque génération.

Voici un exemple :

GénérationNombre d’ancêtres
Parents2
Grands-parents4
Arrière-grands-parents8
4e génération16
5e génération32
6e génération64
7e génération128
8e génération256

En théorie, si l’on remonte dix générations, cela représente déjà plus de 1 000 ancêtres.

Bien entendu, dans la réalité, certaines branches se rejoignent. Dans les villages où les mariages entre cousins étaient fréquents — comme dans plusieurs communautés de pêcheurs du littoral — une même personne peut apparaître plusieurs fois dans un arbre généalogique.

Ce phénomène est appelé « implexe généalogique ».

Une recherche qui devient vite passionnante

Au début, la généalogie semble parfois compliquée :

  • registres anciens, écritures difficiles, noms qui changent d’orthographe, familles nombreuses…

Mais très vite, chaque découverte donne envie d’aller plus loin.

Retrouver un acte vieux de trois siècles, découvrir le métier d’un ancêtre marin ou comprendre pourquoi certaines familles se mariaient entre elles permet peu à peu de faire revivre tout un pan de l’histoire familiale.

Et c’est souvent là que la généalogie devient une véritable passion.

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