La pêche à Islande depuis Gravelines

Goélette de pêche à Islande - Gravelines

À partir du XIXᵉ siècle, le littoral du Calaisis connaît une évolution majeure de son activité maritime : l’engagement progressif dans la grande pêche à Islande.

Si Dunkerque demeure le principal port de départ pour ces campagnes lointaines, Gravelines et, plus tard, Grand-Fort-Philippe participent également à cette aventure maritime d’une tout autre ampleur que la pêche côtière traditionnelle.

La pêche à Islande impose un changement radical d’échelle. Il ne s’agit plus de sorties de quelques jours le long des côtes, mais de campagnes de plusieurs mois dans les eaux froides de l’Atlantique Nord, au large des côtes islandaises. Les équipages quittent le port au printemps et ne reviennent qu’à la fin de l’été ou à l’automne, après avoir pêché et salé la morue à bord.

Cette activité transforme profondément les communautés littorales. Elle modifie :

  • l’organisation du travail maritime,
  • la structure des équipages,
  • l’économie locale,
  • et le rythme des familles restées à terre.

La grande pêche expose les marins à des conditions particulièrement éprouvantes : longues traversées, froid, brouillards, tempêtes, isolement et risques constants d’accidents. Les pertes en mer marquent durablement les mémoires collectives.

Pour Gravelines et les localités voisines, la pêche à Islande représente à la fois :

  • une opportunité économique,
  • une source d’emplois,
  • et une activité à haut risque.

Elle contribue à forger une identité maritime spécifique, encore perceptible dans la mémoire locale et dans certaines traditions.

Explorer la pêche à Islande

Les articles suivants proposent d’approfondir les différentes dimensions de cette activité humaine et maritime :

Partir pour Islande

De l’armement des goélettes aux adieux déchirants sur les quais, découvrez les préparatifs de ces campagnes qui emmenaient les hommes loin de chez eux pendant six longs mois.

La vie à bord des Islandais

Plongez dans le quotidien des équipages : l’exiguïté du poste avant, le manque d’hygiène, le froid constant et le travail acharné sur le pont des navires.

Techniques de pêche et de conservation de la morue

Apprenez comment les marins pêchaient « à la ligne » et comment le sel transformait immédiatement la morue fraîche en « or blanc » dans les cales du navire.

Les dangers de la pêche à Islande

Entre les tempêtes d’une violence inouïe, les brumes imprévisibles et les risques de collision, la mer d’Islande ne laissait que peu de place à l’erreur.

Fáskrúðsfjörður : escale française et hôpital des pêcheurs

Découvrez ce petit village islandais devenu le port d’attache des Français, avec son hôpital, sa chapelle et ses liens fraternels entre marins et habitants.

Morts en mer et mémoire islandaise

Un hommage à ceux qui n’ont jamais revu les côtes du Pas-de-Calais, et une étude sur les monuments et les prières qui perpétuent leur souvenir.

Femmes d’Islandais et familles restées à terre

Pendant que les hommes étaient en mer, les femmes assumaient seules la gestion du foyer et l’éducation des enfants dans l’attente angoissée du retour.

Le retour des bateaux et la ducasse des Islandais

La joie des retrouvailles au port de Gravelines et les festivités de la ducasse qui marquaient la fin de la campagne et le repos des marins.

Pour en savoir plus

📽️ Mémoire en images : Le témoignage des Islandais

Pour compléter ces récits, découvrez ce document vidéo qui illustre l’histoire de la Grande Pêche. Ce film est un témoignage précieux sur le départ des goélettes, le travail des marins en mer et l’ambiance qui régnait sur les quais de Gravelines. Il permet de mettre des visages et des mouvements sur cette épopée que nous retraçons à travers les archives de la famille Agneray et de l’histoire locale.

La pêche à Islande – le film – Film documentaire sur la mémoire des pêcheurs à Islande de Gravelines.

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