12 mai 1706 : La crainte de voir attaquer Dunkerque détermina Vauban à envoyer à la Cour un projet d’inondation pour empêcher l’ennemi d’envahir les pays reconquis. Le projet était : par les écluses de Calais et du Fort-Nieulay, inonder toute la partie basse du pays, jusqu’à la rivière de l’Aa. Ce projet ne fut pas mis en exécution, Vauban ayant jugé, ensuite, que cela aurait été désastreux pour le pays pendant six ans au moins.( Amis du Vieux Calais – Fonds Robert Chaussois )

12 août 1708 : La flotte anglaise vient se mettre en station devant Calais.
13 août 1708 : On empêche les Anglais de débarquer près d’Ambleteuse
16 janvier 1712. : Le commandant du bâtiment nommé l’Auguste, sorti du port de Calais accompagné de trois corsaires et de deux frégates, attaque la flotte anglaise venant de la Virginie, escortée de deux vaisseaux de ligne ; il s’empare d’une grande partie du convoi et détruit le surplus, malgré les secours de six vaisseaux de ligne, accourus pour y mettre empêchement. Le commandant de l’Auguste se nommait Saus. ( Annales de Calais par C. Demotier )
25 avril 1717 : Le tsar Pierre le Grand arrive à Calais en provenance de Dunkerque. Pendant son séjour à Calais, le tsar est logé chez le président de la Justice royale, M. de Thosse. Le tsar trouve Mme de Thosse fort à son goût et, au grand dam de M. de Libois, prolonge son séjour à Calais. Il visite le port et les fortifications, fait manœuvrer les soldats.
2 mai 1717 : Arrive le marquis de Mailly-Nesle venu pour organiser le voyage vers Paris. On cherche partout le tsar que l’on finit par découvrir en train de « boire le coup » dans une taverne avec des matelots et des musiciens ambulants à l’occasion de la Pâque russe. Sa suite est ivre-morte, et quand le raffiné marquis se présente cérémonieusement à Sa Majesté Tsarine, elle lui répond : « Point de manières, asseyez-vous et trinquez avec nous ».( Amis du Vieux Calais – Fonds Robert Chaussois )
17 avril 1728 : Arrêt du parlement de Paris qui confirme la donation faite à l’hospice de Calais de 200 mesures de terres à Marck. Ce fut en 1660, qu’on releva les bâtiments du nouvel hospice au faubourg de St-Pierre : on les augmenta en 1666 moyennant l’acquisition de plusieurs maisons. Deux ans après on fut en état de faire l’achat d’un terrain à la suite des premiers et l’on construisit des chambres pour les orphelins. L’on bâtit ensuite une chapelle dédiée à l’Ange Gardien. Ce ne fut néanmoins qu’en 1673 que l’on put recevoir les pauvres malades.( Ephémérides du Calaisis. Le Patriote )
26 janvier 1740 : À cause de la disette, on pourvoit à la subsistance des pauvres de la manière suivante : on se détermine à prélever 1 sol par livre sur les deux tiers des loyers et immeubles du Calaisis, 1 sol d’office sur les particuliers qui n’ont point de biens fonds. Le bureau de charité est chargé des recettes et de la distribution de ces fonds ;

il est composé de la place, du sieur Saint-Martin pour la noblesse du Roi, pour la justice et du mayeur pour la ville. Les commissaires furent le sieur Guillebert, de Hautefeuille, Poulain et Gaddeblé, et pour les commissaires de quartier, les sieurs Carpentier, Grandin, Louvet et Audibert. On ne trouve nulle part exécution de cette détermination.( côte 317 Médiathèque de Calais )
1746 : On vit toute la côte du Calaisis fourmiller de troupes qui s’y réunissaient, et le port de Calais se remplir de vaisseaux pour faire un effort en Angleterre, en faveur du prétendant. Mais la France, trop occupée du côté de l’Allemagne et de la Flandre, ne jugea point à propos de suivre plus loin ce projet; les troupes eurent l’ordre d’aller rejoindre leurs corps respectifs, et les vaisseaux, préparés à Brest et dans notre port, restèrent sans action.
4 novembre 1755 : Le nommé Philippe Dron, manouvrier de Marck-lès-Calais, se maria, à l’âge de 104 ans; plusieurs personnes de Calais se firent un plaisir d’assister aux nôces d’un homme aussi âgé.
18 février 1756 : Légère secousse d’un tremblementde terre, qui dura cinq à six secondes.
Février 1756 : Une frégate anglaise vient faire des signaux de détresse-devant le port de Calais. Une chaloupe va pour lui porter assistance; les Anglais s’emparent du bateau et retiennent prisonniers les hommes qui la conduisaient. Un mois après cette expédition extravagante, un navire suédois périt corps et biens, faute de secours, que l’on n’ose lui porter, crainte de nouvelle supercherie. (Annales de Calais par Charles Demotier)
1759 : La gelée a été si vive à Calais du 10 au 20 novembre, que la rivière avait une glace de 27 centimètres d’épaisseur. Les liqueurs ont gelé dans les appartements.
3 février 1760 : Un corsaire de Calais, l’Aventurier, de six canons et trente-cinq hommes d’équipage, capitaine Keene, Irlandais de nation, sorti de ce port pour la course, fut attaqué à la hauteur de Wissant par un corsaire anglais de quatorze canons. Après douze heures de combat, il rentra désastré dans le port, avec perte d’un seul homme et six blessés, du nombre desquels était le capitaine. Plus tard, on apprit que de quatre-vingts hommes dont était composé l’équipage anglais, soixante-et-onze ont été tués ou blessés, et des premiers était le capitaine.

17 mars 1760 : Une caishe anglaise prit cinq bateaux pêcheurs de Calais; elle mit un Anglais sur chaque bateau. Les équipages de deux d’iceux désarmèrent celui qu’ils avaient à bord et ramenèrent leurs bateaux dans le port; les trois autres furent rançonnés pour cent guinées
28 novembre 1776 : A huit heures et demie du matin on ressent à Calais une secousse de tremblement de terre qui dure une seconde. (Annales de Calais par Charles Demotier)
1779 : Le roi ayant changé la forme de la garde-côte en celle de canonniers et matelots, le tirage des uns et des autres se fit le 20 mars et jours suivants à l’hôtel-de-ville de Calais, où les paysans des vingt-trois paroisses du gouvernement du Calaisis se rendirent successivement. Ce corps se composait de 150 canonniers et de 30 matelots. (Annales de Calais par Charles Demotier)

1785 : De tous les aéronautes qui ont parcouru les airs en ballon, depuis l’invention de Montgolfier, aucun n’était parvenu à franchir la mer. Ce triomphe était réservé à Blanchard, Français, et au docteur Jefferies, Anglais. Le 7 janvier 1785, ils sont partis de Douvres à une heure trois quarts; leur ballon s’éleva majestueusement aux acclamations de toute cette ville; on l’aperçut ici (à Calais) vers les deux heures.
A l’annonce de cette nouvelle, tous les habitants se rendirent sur le port, pour jouir de cet imposant spectacle; une quantité innombrable de canots et une dizaine de bateaux pêcheurs remplis de curieux sortirent du port, pour suivre la marche de cet aérostat. A son passage sur Calais, ce ballon fut salué par plusieurs coups de canon, tirés du fort Rouge; cette décharge était le signal convenu pour annoncer en Angleterre son heureuse arrivée. A trois heures vingt-cinq minutes, les aéronautes prirent terre sans accident sur la lisière de la forêt de Guînes, à la jonction des endroits nommés la Queue de Campagne et le Courtil Picard
