Tragédie en Islande

Le naufrage de l’« Espérance » et le courage de la « Rose »

La pêche à la morue sur les bancs d’Islande était sans doute l’épreuve la plus redoutable pour les marins du littoral. Les coupures de journaux de 1891 et 1892 nous livrent un récit poignant où le deuil côtoie l’héroïsme, impliquant directement plusieurs membres de la famille Agneray.

La perte de l’« Espérance »

La goélette dunkerquoise L’Espérance, commandée par le capitaine Merlen, a vécu une campagne dramatique. Dans les eaux glacées de l’Atlantique Nord, le navire a été frappé par une série d’accidents de mer. Six hommes ne reverront jamais le port. Parmi les disparus, on déplore la perte de Philibert Lavallé et de Fulgent Bolmy, enlevés par des lames de fond, ainsi que de Julien Merlot, mortellement blessé par la chute d’une vergue lors d’une tempête.

C’est dans ce contexte de désolation que les survivants, dont le matelot Pierre Agneray, ont été rapatriés, portant avec eux le récit des derniers instants de leurs camarades.

L’héroïsme de l’équipage de la « Rose »

Si la mer prend des vies, elle est aussi le témoin d’actes de bravoure exceptionnels. En 1893, le ministre de la Marine a décerné des témoignages officiels de satisfaction à l’équipage du dundée calaisien La Rose (n° 691).

Alors que la goélette Auguste-Marie était en perdition, l’équipage de La Rose a manœuvré au péril de sa vie pour sauver les naufragés. Parmi les marins honorés pour ce sauvetage, nous retrouvons deux noms bien connus de notre généalogie :

  • Pierre-André Agneray, matelot.
  • Théodore Agneray, matelot.

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